Doriane Fomenou Nzesseu confectionne des fauteuils, tables, lits et berceaux, en recyclant ces déchets qui polluent l’environnement.

Des meubles retiennent l’attention. Ils n’ont pas été confectionnés à base de bois comme c’est souvent le cas. Les pièces que propose la jeune Doriane Fomenou Nzesseu sont exclusivement faites à base de bouteilles plastiques recyclées. Cinq fauteuils et une table basse constituent ce salon écologique qui fascine tant. Les bouteilles de différentes couleurs disposées ensemble ajoutent un peu de la gaieté aux œuvres.

« Tu as fait quelque chose de magnifique qui protège l’environnement. Il faut revoir le coût, afin que ces meubles soient accessibles au plus grand nombre», apprécie le délégué régional de la jeunesse et de l’éducation civique du Littoral.

Jacques Terrestra Nang découvre cette merveille à l’occasion d’une exposition au quartier Bonanjo à Douala, capitale économique du Cameroun.

Meubles en bouteilles plastiques

Pour confectionner des tables, lits, berceaux et fauteuils écolos, Doriane Fomenou Nzesseu a tout juste besoin de bouteilles plastiques qui constituent l’essentiel de la matière première, des cordes, du scotch, des ciseaux, un cutter, des couteaux. La première étape consiste en la collecte de bouteilles plastiques. Doriane dit s’approvisionner au marché central de Douala. Elle retire ensuite les estampilles et se sert d’un diluant pour extraire les colles sur les contenants.

« Je lave ensuite les bouteilles. Ensuite, je les découpe et les emboîte. Puis, je ressors ensuite les assises, les côtés et les dossiers sur mesure», explique –t-elle.

Il faut ensuite relier les différents blocs, puis passer au tissage. «Le tissage est le travail le plus périlleux», confie la jeune fille âgée de 26 ans. Elle fait savoir que la confection d’un fauteuil écologique peut durer 6 heures.

Améliorer le prototype

Déjà près de neuf mois que Doriane Fomenou Nzesseu est lancée dans cette activité de confection de meubles à base de bouteilles plastiques recyclées. Les meubles ainsi obtenus peuvent être disposés à convenance au salon, dans les jardins, près de la piscine, fait savoir l’entrepreneure vert. Doriane est encore en phase expérimentale et ne bénéficie d’aucune main d’œuvre en soutien dans sa maison qui lui sert d’atelier au quartier Bali. Elle compte cependant œuvrer davantage pour améliorer les prototypes.

Cette aventure, la titulaire d’un baccalauréat Ih (Industrie d’habillement) l’a débutée à la fin d’une formation dans un centre professionnel à Douala. Pour sa soutenance, Doriane a choisi de travailler sur un thème plutôt original. Alors que ses camarades ont axé leurs travaux autour du vêtement (stylisme et modélisme), elle a décidé de se tourner vers le module décoration, mais en s’inspirant des bouteilles plastiques usagées.

Mathias Mouendé Ngamo

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3 Comments

philosidonie March 9, 2018 at 9:47 am

Je suis particulièrement impressionnée par l’ingéniosité dont fait preuve cette jeune femme. Elle offre une occasion d’interpeller les entrepreneures camerounaises, les structures d’accompagnement et les autorités sur la nécessité de travailler et de promouvoir l’originalité. Plusieurs artistes sont malheureusement confortés dans du copier- coller. Certains ont la possibilité de créer des articles aussi originaux, mais ils n’osent pas, par peur de ne pas vendre. Merci à Bio- Camer de nous faire découvrir ce talent.

DILANGUE DOMINIQUE STEPHAN May 23, 2018 at 10:05 am

Y’a vraiment des genis a encourager dans notre pays. Et comment s’effectue la promotion et la vente de ces articles

    mouenthias May 23, 2018 at 10:21 am

    Pour le moment, elle se contente de participer aux expositions dans lesquelles elle est conviée. La vulgarisation piétine véritablement.

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